Coacher c'est avant tout enseigner - Alex Sereno
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Coacher c’est avant tout enseigner

Coacher c’est avant tout enseigner

Travailler avec des athlètes juniors me fait réaliser à quel point mon apport quotidien est de loin celui d’un enseignant, plutôt que celui d’un entraîneur.  Dans un sport comme le triathlon, où l’autonomie est de mise (les athlètes apprennent à un très jeune âge à faire des entraînements seuls), la valeur ajoutée d’un coach est avant tout celle d’un enseignant.

Et les métriques, eux?

À titre d’exemple, j’ai effectué un premier test de PAM à vélo (test qui mesure la puissance aérobique maximale) avec mes jeunes il y a de cela quelques semaines. Trois de mes quatre athlètes n’avaient jamais fait ce genre de test. Ils n’avaient donc aucune idée de ce quil les attendait (c’est un test à paliers multiples où il important de bien gérer ses efforts). Vous imaginerez donc à quel point les valeurs dudit test peuvent être erronées. Cela dit, est-ce bien grave? Absolument pas. Ceci fait partie de l’apprentissage. D’ici quelques tests, ils auront réussi à maîtriser celui-ci… Et je pourrais leur enseigner autre chose!

En parlant de métriques

Je ne suis ni un physiologiste, ni un biomécanicien, ni un physiothérapeute… Bref, je suis un coach! Au fil des ans, j’ai eu la chance de travailler avec plusieurs experts dans chaque sphère d’activité du sport de haut niveau, ce qui fait que j’ai développé une assez bonne compréhension de chacune d’elles. Mais surtout, j’ai développé des relations avec plusieurs experts à qui je peux me référer lorsque j’ai des questions (ex. Une blessure, un protocole de test, etc.).

Parmi ces experts, j’ai eu la chance de côtoyer certains des meilleurs entraîneurs au monde. Je dois avouer que la plupart du temps, ces rencontres m’ont remis en question. Je les vus donner des séries d’entraînements qu’à ce jour, j’ai encore peine à comprendre! Ce que j’ai compris par contre, c’est que ça fonctionne – qui suis-je, moi, pour contredire un coach qui a récolté plusieurs médailles olympiques?

Je suis très loin d’être une sommité dans mon domaine, mais je dois avouer que j’ai moi aussi développé quelques petites recettes qui ont porté fruit (je suis même fier de pouvoir dire que mon copain Graig Taylor, entraîneur de deux olympiens, a donné mon nom à l’une de mes séries préférées).

Je termine avec ceci ; les séries d’entraînements inexplicables des meilleures entraîneurs sont le fruits d’un enseignement aussi.  Il faut être très habile communicateur pour faire comprendre à un athlète ce qu’on attend de lui, surtout s’il il fait face à une situation anxiogène tel qu’un protocole d’entraînement inconnu.