Es-tu caméléon ? Comment s'adapter aux impondérables | alexsereno.com
Un camp d’entraînement où tu t’entraînes 2 à 3 fois par jour représente une occasion unique pour les athlètes d’apprendre à bien gérer leur temps
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Es-tu caméléon ?

Es-tu caméléon ?

Es-tu caméléon ?

L’une des qualités importantes que tout athlète de haut niveau devrait posséder est la capacité de s’adapter aux impondérables, les éléments qu’il est impossible de contrôler. C’est connu, les événements qui sont hors du contrôle du sportif de haut niveau peuvent nuire grandement à sa préparation mentale, puisqu’elles génèrent beaucoup de stress…et le stress est très énergivore !

Mon équipe de triathlon et moi avons eu la chance (pour ne pas dire le malheur) de mettre à l’épreuve nos aptitudes de gestion du stress cet été, lors des derniers championnats canadiens de Kelowna… qui n’ont simplement jamais eu lieu !

Mercredi 15 août

Nous sommes arrivés dans une région qui est affectée par de nombreux feux de forêt depuis plusieurs semaines. L’incertitude planait déjà dans l’air quant à la tenue de la course; aurait-elle lieu ou pas? Si oui, dans quelles conditions? Bref, rien pour aider les jeunes à relaxer et à canaliser leur énergie sur la préparation de course (la plus importante de la saison dois-je préciser).

Samedi 18 août

Je m’apprêtais à aller rejoindre Kamille sur le site de la course, pour l’épreuve de qualification (c’était une formule super sprint en préliminaire et sprint la journée suivante en finale), mais je n’ai jamais eu la chance de me rendre, puisque la course a été annulée très tôt le matin.

Au cours de la journée, nous avons reçu plusieurs courriels qui nous informaient chaque fois d’un nouveau format de course (une course junior versus une course senior, une course tous les groupes d’âge ensemble, etc.).  De plus, selon la qualité de l’air le lendemain, la course pouvait être : annulée à nouveau, retardée ou modifiée…bref rien pour apaiser l’esprit des athlètes !

Dimanche 19 août

La décision est tombée à nouveau en matinée; il n’y aurait finalement pas de championnat canadien 2018 cette année.  Pour plusieurs athlètes, c’était le plus gros objectif de leur saison. Ce sont des mois de travail acharné qu’ils n’auront pas pu mettre à profit. Pour certains juniors, c’étaient aussi la dernière année d’éligibilité dans cette catégorie.

Adapte-toi à ton environnement

Il y a toujours une opportunité d’apprentissage lorsque ce genre de situation se présente.  C’est une occasion d’entraîner nos jeunes à devenir des caméléons, à s’adapter. L’objectif est de concentrer ses efforts sur les éléments qu’ils sont en mesure de contrôler, par exemple, les entraînements de maintien que nous avons pu faire en piscine afin de maintenir la forme.  Nous avons même réussi à trouver une piste intérieure pour garder les jambes actives un peu (parce que la fumée avait réussi à s’introduire dans le bâtiment !)

La loi de Murphy

La loi de Murphy stipule que tout ce qui est susceptible de mal tourner va forcément mal tourner.  C’est sûrement pourquoi notre vol en direction de Vancouver dimanche soir a été annulé! Ce fut un autre bel exercice d’adaptation, puisque nous avons eu à trouver une solution rapide afin de retourner en sol québécois, pour préparer la dernière course de la saison, le week-end suivant.

Je vous laisse juger par vous-même :

  • 9h00 : entraînement à la piscine
  • 11h00 : entraînement sur la piste
  • 11h30 : vol annulé (notification sur mon app)
  • 14h30 : vélo et valises prêtes
  • 15h00 : prolongation de la location du véhicule et réservation du vol de Vancouver
  • 15h30 : Aller chercher deux autres athlètes
  • 17h30 : nous allons possiblement manquer de gaz parce que mon copilote, Zed Roy, a mal prévu son coup (il n’y a que deux arrêts possibles entre Kelowna et Vancouver)
  • 17h45 : la danse de la joie : nous arrivons à la station-service !
  • 20h00 : déposer les deux athlètes à leur hôtel à Vancouver
  • 20h30 : arrivée à l’aéroport de Vancouver
  • 23h45 : direction Montréal
  • 7h00 : arrivée à Montréal
  • 9h00 : arrivée au bureau pour une solide session d’idéation marketing (je vous invite à écouter ce petit bijou de marketing que mon équipe et moi avons réalisé ce matin-là)

Conclusion

 

Je suis brûlé!  Après ce fâcheux épisode, je réalise que je n’ai pas encore tout vu en plus de 25 ans de coaching.  C’est la preuve que même l’entraîneur doit continuer à s’adapter aux imprévus.

Au moment d’écrire ces lignes, notre saison est terminée et nous avons pris un peu de repos.  Il est déjà temps de reprendre progressivement nos activités afin de démarrer la saison de cross-country.