Four à pain artisanal

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Four à pain artisanal

Je vous ai parlé récemment du métier de boulanger, ceci coïncide étrangement avec la construction de mon ami Normand Lizotte. Celui-ci a bâti son four à pain artisanal dans la cour de sa magnifique demeure. J’ai donc demandé à Normand de me fournir les grandes lignes de la confection de son œuvre d’art, ainsi que les photos qu’il a prises tout le long du processus (1).

Ces étapes ont été inspirées d’un site du gouvernement. Normand m’a fourni le site suivant, si ce type de projet vous intéresse cliquez ICI

Les étapes

La fondation. Celle-ci est faite de béton armé d’une épaisseur de 4 pouces. La fondation repose sur une base de gravier de ¾ pouce.

Dimensions: 83 X 67 pouces

Les murs. Ceux-ci sont conçus à l’aide de blocs de ciment (15 X 3 ½ pouces). Selon Normand, ceci pourrait être remplacé par des poutres de cèdre.

Dimensions: pourtour 79X55X32 pouces

Le sol. Le sol du four est bâti en 2 étapes, c.-à-d., une base de béton armé de 4 pouces qui est recouverte de briques cimentées. Ceci permet de récupérer et de conserver un maximum de chaleur lors des cuissons.

Dimensions: 79X55 pouces+briques

Le moule. Celui ressemble étrangement à un dos de castor. Il est fait à partir de languettes de bois qui seront recouvertes de sacs de jute (commandités par Café Barista!). Le jute empêchera la glaise de s’introduire dans le moule. Le moule nécessite obligatoirement une porte en fonte. Celle-ci représente d’ailleurs la base de départ de la construction du moule (Normand a fait l’achat des portes chez un antiquaire).

Le moule a aussi fait l’objet d’un gros party au sein duquel plusieurs amis de Normand ont mis la main à la pâte (jeu de mots)! Cette opération qui a duré plus de 4 heures et qui a nécessité 7 personnes consistait à envelopper le moule couvert de sacs de jute à l’aide d’un mélange d’argile et de paille (2). Il est important de préciser que le processus de séchage est relativement long.

La voute. On recouvre le moule d’une couche d’argile (argile des champs ou/et préférablement de l’argile déshydratée) que l’on mélange avec de la paille. On applique cette glaise d’une épaisseur d’environ 6 pouces, puis on laisse sécher pendant quelques jours. Normand a fait de petits tisons (petits feux) lors de cette période de séchage afin d’aider le processus de séchage.

Lors du séchage de l’argile, il est normal de voir apparaître des fissures et/ou craquelures. On utilise une mince couche d’argile et de paille pour les réparations et on attend quelques jours de plus avant de reprendre l’étape du petit feu à l’intérieur. Il faudra colmater à nouveau les fissures si fissures il y a. Lorsque l’argile semble bien séchée, on allume le grand feu intérieur afin de brûler le squelette du moule. Une dernière réparation des fissures sera probablement requise.

Temps approximatif de séchage 8 à 10 jours

Le toit protecteur. Afin de protéger notre four à pain d’argile, il est fortement recommandé de bâtir une toiture. Plusieurs possibilités s’offrent à vous, le toit protecteur que Normand a bâti est fait de pruche. Il a utilisé des poutres de 2 x 6 pieds pour la fabrication des fermes de toit et de la planche de pruche 1 x 6 pieds pour le toit.

La cuisson. On prépare une attisée d’une heure, ce qui est suffisant pour réchauffer votre four. On retire la braise lorsque la température atteint 160 à 190C. La température du four se maintiendra pendant environ 11/2 à 2 heures.

Vidéo

J’ai trouvé un documentaire en 2 parties sur la construction d’un four à pain sur le site de l’ONF, vous pouvez consulter ceux-ci en ligne en vous cliquant sur les liens qui se trouvent dans les sources à la fin de l’article (3)(4).

Sources:

1.Toutes les informations concernant les étapes de construction du four m’ont été fournies par mon ami Normand Lizotte (pour le suivre sur Twitter: @normlizotte). Toutes les photos de l’article sont également une gracieuseté de notre homme à tout faire, Normand.

2.Si vous désirez voir celles que j’ai prises, vous pouvez consulter la galerie photos du blogue

3.Bernard Gosselin et Léo Plamondon, Le pain d’habitant (1re partie) – Construction du four, 1977, 27min45sec, Disponible sur le site de l’ONF: http://www.onf.ca/film/pain_dhabitant_construction_du_four

4.Bernard Gosselin et Léo Plamondon, Le pain d’habitant (2e partie) – La cuisson, 1977, 27min45sec, Disponible sur le site de l’ONF: http://www.onf.ca/film/pain_dhabitant_cuisson

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