La cohabitation

La cohabitation

Une fois l’aventure des entrepôts de remisage terminée, nous avons déménagé notre opération chez un torréfacteur. Puisque nous ne possédions pas encore d’équipement de cuisson, il était plus facile de cohabiter chez quelqu’un qui en possédait un. De cette façon nous pouvions louer du temps de torréfaction afin de commencer à faire nos propres productions.

L’envers de la médaille

Malheureusement cette aventure n’a duré que 30 jours! Avec le recul, je réalise que 2 entreprises qui œuvrent dans un domaine similaire et qui sont donc en compétition peuvent difficilement cohabiter dans un même environnement.

Par contre, cet épisode nous a donné la motivation nécessaire afin de trouver un emplacement qui nous convenait pour notre croissance. Nous avons fait maintes recherches afin de trouver le meilleur local possible pour notre entreprise. Nous avions dressé une liste de nos besoins pour ce nouveau local:

  1. Prix abordable aux pieds carrés
  2. Emplacement stratégique puisque nous livrions aux 4 coins du grand Montréal
  3. Une possibilité d’accueillir un torréfacteur industriel (30kg)

Nous avons même fait appel à des agents immobiliers spécialisés en location commerciale. Nous avons finalement convenu de nous établir au 2e étage du 9150 Meilleur. Le quartier était en transition ce qui nous permettait d’économiser beaucoup en frais de location.

Ensacheuse

Le premier équipement commercial que nous avons acheté fut une ensacheuse. Nous avions soumissionné sur un contrat de sachets de café d’une entreprise d’envergure. Ceci nous permettait de générer des revenus substantiels et nécessaires à l’éventuel achat d’un torréfacteur. Cette machine réusinée avait probablement 100 ans (j’exagère à peine)! Mais elle nous a permis de croître nos ventes rapidement.

Ce fut un long jeu de patience pour 2 entrepreneurs qui aspiraient à bâtir une maison de torréfaction artisanale spécialisée en espresso italien…mais notre patience a porté fruit.

La formation d’un trio

Notre petite entreprise spécialisée en espresso prenait de l’ampleur. Nous commencions à avoir une bonne réputation au sein du secteur de la restauration grâce à 3 éléments clés: notre produit, notre service et notre expertise technique. Toutefois ce dernier point commençait à nous nuire, puisque l’expertise au niveau du service technique était assurée par Enrico, et cette partie de tâche était très demandant au niveau du temps.

C’est à cette époque que nous avons accueilli un troisième joueur à notre équipe…et quelle addition ce fut! Carlos Orsini n’était pas un nouveau venu au monde du café, puisqu’il avait déjà possédé son propre café. C’est d’ailleurs ainsi qu’il fit la connaissance d’Enrico (c’était un client de sa première maison de torréfaction). Carlos avait vendu son commerce et il cherchait un nouveau défi entrepreneurial. L’opportunité était là pour nous tous de poursuivre cette aventure encore plus loin ensemble. De plus, Carlos comblait un besoin criant pour Café Barista, puisqu’il possédait tous les atouts techniques afin d’assurer la croissance de notre service technique.

À ce jour ce fut probablement l’une des meilleures décisions d’affaires qu’Enrico et moi avons prises. Avec du recul, je peux sincèrement dire que cette contribution fut un des facteurs déterminants de notre succès actuel.

Dans ma prochaine chronique: «L’arrivée du torréfacteur»

 

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