Le prix à payer

Le prix à payer

C’est en rédigeant le 3e article sur la petite histoire de mon entreprise de café que me sont revenues ces 2 petites anecdotes. Je veux les partager avec vous, parce qu’elles reflètent bien les actions parfois un peu insouciantes que des entrepreneurs, comme moi, sont prêts à faire pour arriver à leur fin. Je fais souvent référence aux sacrifices et aux risques que nous avons dû prendre parfois afin d’assurer la survie et la croissance de nos entreprises…en voici donc 2 exemples, qui ont heureusement bien tourné.

Les dénominateurs communs de ces 2 événements sont: l’urgence d’agir quand il s’agit de trouver de nouveaux clients pour faire des ventes…et la neige (pour ma part on dirait que je perds la raison et que je suis emporté par je ne sais quel sentiment d’invincibilité un peu stupide face au danger quand il devient essentiel de faire des ventes)

Marathon de pelletage

C’est lors de notre 2e hiver où nous étions encore dans nos petits entrepôts d’entreposage que j’ai vécu cet épisode complètement carambolesque. Il faisait une tempête de neige épique, comme le Québec est capable de nous en offrir. Je devais aller rencontrer un client potentiel qui m’avait été référé par un ami. J’avais donc planifié la rencontre après un entraînement du matin, puisque c’était dans le secteur.

La personne en question habitait dans un rond-point qui avait eu amplement le temps de s’enneiger toute la matinée (mes entraînements avaient lieu de 5h30 à 8h30). Je réussis donc de peine de misère à me frayer un chemin jusque chez le client avec ma petite auto. Malheureusement, l’aventure débute à ma sortie…j’ai pelleté près de 3 heures pour sortir de ce rond-point! Il n’y avait absolument rien à faire d’autre que de pelleter un mètre à la fois pour sortir. Dieu merci, le client est venu me donner un coup de main avec ses amis pour pousser l’auto en dehors du secteur…je crois que j’y serais encore!

Résultat de cette journée: un bon entraînement!

Sur le capot

Cette fois-ci, nous en étions à notre 4e hiver, j’avais prévu aller faire du démarchage de clients dans la région de l’Estrie…et bien entendu cette journée-là il y avait une tempête d’annoncée. Au départ de Montréal, tout semblait bien, j’ai donc décidé de partir après une «négociation» très serrée avec ma blonde !

C’est une fois rendu que tout s’est corsé. On ne voyait plus rien sur la route…et j’ai pris le clos! Littéralement à l’envers dans le fossé. Heureusement qu’un policier qui passait par là fut assez gentil pour appeler une remorqueuse et rester avec moi.

Résultat: J’ai fait la rencontre d’une dame, qui m’a donné gracieusement une grosse partie de son réseau de contacts. Ce fut d’ailleurs une percée majeure pour notre entreprise qui avait pris un virage «commerce au détail» à l’extérieur de Montréal. Je lui en serai toujours reconnaissant. Et j’ai pris la décision cette journée de me fier à ma miss météo personnelle, ma femme !