Les entrepôts

Les entrepôts

Après l’épopée du sous-sol, nous avons «gradué» aux locaux d’entreposage. Comme nous ne possédions pas encore le volume de vente nécessaire pour louer un local commercial et nous avions outre passé notre séjour chez Enrico, il nous fallait trouver une solution temporaire afin de poursuivre la croissance de notre production. L’idée ces petits entrepôts nous a donc permis de croître sans engager l’entreprise dans des dépenses de location inutiles. Le fait de pouvoir payer mensuellement nous offrait une flexibilité dont nous avions besoin à cette époque.

1 premier mini local

Ce fut donc un premier local d’entreposage de dimension 10 pieds par 10 pieds qui accueillit notre entreprise. Je me souviens que le premier équipement que nous avons acheté pour inaugurer notre 1er entrepôt, et non le moindre, fut une balance commerciale…usagée. Nous l’avions d’ailleurs magasinée tout un après-midi ! Nous avons aménagé le local avec des tablettes et une station d’emballage.

2-3 et 4 minis locaux plus tard

L’entreprise a poursuivi sa croissance et en un rien de temps, nous en étions rendus à 4 petits entrepôts. Le 4e espace avait d’ailleurs eu comme vocation des paniers de Noël. Je me souviens de ce Noël comme si c’était hier (c’était d’ailleurs une source de financement pour mon club de triathlon de l’époque). En plus d’avoir à travailler d’arrache-pied pour produire ces paniers (avec l’aide de nos femmes), ce fut un vrai casse-tête de gestion des stocks. Étant donné nos modestes moyens financiers, nous avions dû acheter certains articles à rabais tels que des tasses. Nous avions trouvé ceux-ci dans des magasins à 1$, le seul bémol c’est qu’il fallait faire 2-3 magasins, parfois 4, pour subvenir à nos besoins !

2 ou 3 emplois

C’est à cette même époque que nous avions d’autres emplois, afin de permettre à l’entreprise de bâtir son fonds de roulement. Pour ma part, j’entraînais toujours des athlètes en triathlon, je faisais de la suppléance dans les écoles secondaires et j’assurais les ventes de l’entreprise (tout en donnant un coup de main à la production et aux livraisons). De son côté, Enrico avait lui aussi un emploi à temps partiel dans une école secondaire et voyait aux opérations, à la production et la gestion de l’entreprise (sans compter le service technique, les livraisons et le support aux ventes !). Je dois avouer que c’est lui qui fut mon professeur en café (et souvent même en affaire), puisque c’est lui qui possédait l’expertise.

2e équipement de taille

Comme je l’avais précisé dans mon dernier article, nous utilisions nos petites voitures pour faire le transport du café vert et les livraisons…celles-ci ont failli rendre l’âme assez rapidement avec notre rythme de croissance. Il a donc fallu faire un 2e achat, cette fois-ci beaucoup plus gros…un camion. Nous avons été assez chanceux de trouver une fourgonnette en très bon état…que nous avons vite fait d’user à la corde. Celle-ci nous a rendu de fidèles services. C’est d’ailleurs grâce à elle que j’ai rencontré Carlos…mais ça, c’est pour autre article !

Prochain billet: La cohabitation

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