Profession: parent d’athlète (2e partie)

Profession: parent d’athlète (2e partie)

J’ai passé les 2 derniers week-ends dans les estrades pour des compétitions de natation de ma fille, et c’est fou à quel point il y avait de l’action! Je suis le premier à virer complètement gaga quand ma fille nage une épreuve. Ceux qui reconnaissent mon sifflet vous le diront, j’encourage comme un forcené lorsque ma progéniture nage (je l’ai toujours fait avec mes propres athlètes au fil des ans, alors imaginez un peu lorsque c’est ma princesse qui performe!). Eh oui, je chronomètre aussi… C’est un réflexe de coach!

Ces longs séjours passés à attendre les épreuves de ma fille m’ont permis de faire une petite analyse des comportements, parfois douteux, des parents qui étaient présents dans les estrades. C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré cette suite à mon dernier billet sur le rôle d’un parent d’athlète.

Papa et maman ne sont pas des entraîneurs

Comme parent, si vous désirez faire un retour sur la compétition de vos enfants, voici trois questions qui peuvent être adressées avec ces derniers:

  • Primo, as-tu donné tout ce que tu avais?
  • Secondo, as-tu suivi les instructions du coach?
  • Tertio, et non le moindre, as-tu eu du fun?

Comme ma fille n’a que 8 ans, ses temps m’importent peu (vous aurez compris que ceci s’applique aux sports chronométrés). S’ils sont meilleurs, tant mieux, sinon, il y aura d’autres occasions pour les améliorer. Cela dit, je désire porter votre attention sur le point 2 : les instructions du coach. J’ai passé le weekend à voir des parents donner des instructions à leurs enfants via les estrades! Sérieusement? Votre enfant a réellement besoin de vos instructions de dernière minute? N’a-t-il pas reçu des consignes de son entraîneur?

Vous le savez, je suis un entraîneur de formation et je pourrais facilement donner des conseils à ma fille (et y a fort à parier qu’ils seraient très pertinents), mais quand je suis dans les estrades, mon statut de papa me permet de:

  • Virer fou de joie quand elle nage (et même si elle ne fait pas un bon temps) ;
  • Lui dire à quel point je suis fier d’elle, et même lui partager de beaux mots et des bisous soufflés;
  • Et surtout, de respecter celui qui a la responsabilité d’enseigner à ma fille, le coach (ce n’est pas mon travail de dire à ma fille de rouler les bras plus rapidement!*).

Donc, de grâce chers parents, laissez l’entraîneur faire son boulot et prenez un café! Par contre, si vous désirez apprendre à siffler, je suis toujours dispo pour vous aider.

*Mea culpa: m’arrive de donner de petits conseils de temps à autre à ma fille une fois rendus à la maison, je suis quand même un coach…mais jamais durant la compétition !

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