Profession photographe culinaire

Crédits-photos

Profession photographe culinaire

Depuis les dix dernières années, l’industrie culinaire a subi un gain spectaculaire en popularité comparativement à plusieurs autres industries. Nombreux sont ceux qui prennent en photos leur plat au restaurant ou encore à la maison, pour partager le tout via les médias sociaux et les blogues. Nos téléphones et leurs applications nous permettent désormais de partager facilement nos clichés via nos réseaux sociaux (exemple Instagram, Pinterest ou Flickr), sans compter les filtres avec lesquels on peut donner un effet intéressant. Je crois d’ailleurs avoir lu quelque part qu’il existe désormais un terme pour définir ce type de photographie; “Iphonography”!

 

De plus, ce n’est pas les émissions ou les livres de recettes qui manquent à notre paysage télévisuel. Les chefs sont devenus des vedettes de la télévision et la photo culinaire fait désormais partie intégrante de ce buzz alimentaire. C’est pourquoi je suis allé à la source pour en savoir un peu plus sur le fascinant métier de photographe culinaire. Je suis privilégié de pouvoir compter parmi mes amis un photographe professionnel du nom de Maxime Juneau. Maxime est un collaborateur au sein de mon projet de webtv. C’est d’ailleurs, un peu grâce à lui que j’ai renoué avec la photo, chose que je n’avais pas fait depuis mes années au CÉGEP , et j’ai développé un goût particulier pour ce type de photo. Il a été très généreux de son temps pour me faire un survol des nouvelles tendances en photographie professionnelle.

Photos de bouffe sexy!

D’entrée de jeu, il faut préciser que l’on aborde désormais la photo de la même façon que la photographie de mode. La nourriture est devenue un sujet sexy que l’on met désormais en valeur via les techniques de photos sophistiquées. Il fut un temps où le cliché devait faire la représentation totale de tous les éléments du plat en question (par exemple la photo devait représenter clairement tous les éléments qui accompagnent une dinde…pois, patates, pain, etc…).

La tendance actuelle est au flou artistique qui consiste à mettre l’emphase sur le premier plan de la photo du produit, tout en gardant l’arrière très flou (Les lentilles photos grands-angles sont utilisées pour détacher le produit du reste du cadre).
Le jeu de lumière est aussi un élément très important dans la conception du montage, par exemple, essayer de recréer une ambiance extérieure avec un jeu de lumière en studio n’est pas une mince tâche.

De plus, la retouche photo fait partie intégrale du mandat du photographe culinaire…tout comme en mode! Maxime peut retoucher une photo pendant 45 à 60 minutes dans la majorité de ses mandats (Imaginez lorsque vous devez remettre 20-30 photos au client!). Mais ce qui est absolument hallucinant, c’est la retouche de photo publicitaire….celle-ci peut prendre une journée complète pour une seule et unique photo (on recherche la perfection)!

La formation

Ne s’improvise pas qui veut photographe culinaire. Bien que la formation de base de chaque photographe soit souvent bien différente, les résultats finaux sont sensiblement les mêmes. Le photographe de base peut apprendre sa formation dans un collège privé, un CÉGEP ou encore par l’entremise d’un autre professionnel comme Maxime (la mère de celui-ci était photographe…il a commencé à faire de la photo et à développer en chambre noire à l’âge de 11 ans!), il n’existe pas de formation en photographie culinaire. Outre quelques ateliers, ce métier s’apprend en assistant d’autres photographes et de façon un peu autodidacte, c’est d’ailleurs ce qui définit le parcours professionnel de Maxime. Sa contribution à plusieurs projets d’envergure tels que des participations à des livres de recettes, des tournages pour des émissions télé et de webtv,, aura servi à définir son vaste éventail de connaissances actuelles en photos culinaires.

De plus en plus de photographes font désormais de la vidéo culinaire. À preuve, la collaboration de Maxime au sein de notre projet de wevTv, avec la venue des appareils reflex permettant la vidéo HD. Personnellement, je tenais absolument à travailler avec Maxime pour son «œil culinaire». Je savais qu’il saurait mettre en valeur les éléments essentiels dans chacun de nos tournages.

Un travail d’équipe

Dans la majorité des gros projets, le photographe culinaire sera assisté de 3 professionnels qui l’aideront à mettre en valeur les produits:

  • Le cuisinier qui prépare les plats pour les sessions de photo (une équipe de tournage compte minimalement un cuisinier).
  • L’accessoiriste, c’est celui qui trouvera tous les accessoires, nécessaires au tournage, afin qu’ils respectent le concept choisi, par exemple, si on fait un tournage dans un cadre champêtre, il évitera les ustensiles de cuisine très design en acier inoxydable.
  • L’autre professionnel et non le moindre, c’est le styliste culinaire. Cette personne est responsable de maquiller la nourriture afin qu’elle soit le plus photogénique possible! Bien que cette profession ne s’apprenne pas à l’école, la majorité des stylistes ont une formation en alimentation et savent très bien jouer avec les produits. Les trucs du métier pour bien faire paraître un aliment sont assez spectaculaires…par respect pour la profession, je ne les divulguerai pas dans cet article, je vais simplement vous donner un exemple d’une technique utilisée pour vous démontrer le niveau de créativité d’un styliste; lorsque l’on veut créer un effet de fumée sur un aliment, on utilise de l’azote liquide.

Quelques projets sur lesquels maxime a travaillé:

Pour trouver maxime sur le web