Faire des enchaînements malgré la neige

Avant d’être un entraîneur de triathlon, j’ai fait mon école dans le monde de la natation. Mes preuves de prédilection ont toujours été les épreuves d’endurance, telles que le 800 m, le 1500 m et tout particulièrement le 400 QNI (sans compter le marathon aquatique !).  Cette dernière (400 QNI) reste à ce jour ma préférée parce qu’à mes yeux, elle est la plus difficile. L’une des particularités de cette distance est qu’il faut absolument travailler les enchaînements entre les styles. Les bons nageurs de 400 QNI sont souvent aussi très compétitifs au 200 m de chacun des styles, mais leur force est d’être capable d’enligner (gérer) les 4 styles, l’instant d’un 400 m (et ça fait mal, je peux vous le confirmer !).

Dès mes débuts en triathlon, je me suis toujours posé la question :

Pourquoi ne travaille-t-on pas les enchaînements plus fréquemment en triathlon?

Coactif toute l’année

Il existe plusieurs écoles de pensée quant à la périodisation du triathlon. J’ai toujours privilégié la coactivité entre les sports (ou l'enchaînement de deux disciplines), et ce, peu importe le moment de la saison.  L’objectif n’est pas toujours le même selon le macrocycle dans lequel se trouve l’athlète. Il faut prioriser certaines adaptations physiologiques selon le sport ciblé, la période de la saison, les objectifs de chaque individu, etc.  Bref, selon moi, la coactivité devrait être omniprésente tout au long de l’année, ou presque.

Parce qu’il neige dehors

Entraîner de jeunes triathlètes au Québec requiert beaucoup de créativité ! Permettre aux athlètes de pratiquer les enchaînements durant les durs mois d’hiver est tout en casse-tête en matière de logistique.

Pour ma part, j’ai la chance de pouvoir faire des sessions d’enchaînement de natation et de vélo (sur rouleau fixe) le samedi matin à la piscine. Les jeunes aiment bien travailler cette difficile facette du triathlon laquelle nécessite parfois quelques courses avant de se sentir à l’aise.  Le système circulatoire n’apprécie pas particulièrement de passer de la position horizontale (dans l’eau) à la verticale sur le vélo!

J’ai aussi la chance de pouvoir compter sur le magnifique studio d’entraînement Powerwatts Nord pour mon équipe pro. C’est un ancien athlète à moi, qui est devenu entraîneur lui aussi, qui a été assez gentil de nous prêter les installations de pointes afin que nous puissions faire nos enchaînements de vélo et de course là-bas en prévision de la première course continentale à Sarasota le 8 mars prochain.

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