Entrepreneuriat : 3 techniques d’entraîneurs de haut niveau pour améliorer vos performances en affaires
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J’entraîne des athlètes de haut niveau depuis plus de 30 ans déjà. Au cours de ce parcours, j’ai aussi développé des entreprises, ce qui m’a permis de constater que certaines de mes tactiques comme coach étaient transposables dans le cadre de mes activités d’affaires.
Après tout, l’entrepreneuriat, c'est un sport de haut niveau. C’est un domaine hyper compétitif où la performance et la réussite sont centrales à l’activité. D’ailleurs, si on s’y attarde un peu, on remarque rapidement que les entrepreneurs possèdent souvent les mêmes skill sets que les entraîneurs sportifs (ex. : le leadership).
Pour mieux illustrer mon point, je vous propose trois techniques que j’utilise encore aujourd’hui pour m’aider dans le développement de mes différents projets d’affaires et qui m’ont été inspirées de mon métier d’entraîneur.
1. L’art de planifier pour atteindre un objectif
La périodisation, c’est l’art de planifier l’entraînement d’un athlète ou d’un groupe d’athlètes afin de leur permettre de « peaker » (être au sommet de leur forme) lors des compétitions importantes.
En résumé, on bâtit le plan à partir de l’objectif final (ex. : réussir une sélection au sein de l’équipe canadienne de triathlon olympique), auquel on applique une forme de rétro-ingénierie pour en assurer la réussite.
La périodisation comprend des périodes bien définies dans le temps (ex. : 12 semaines), allant des plus grandes périodes (annuelles), à des cycles plus courts comme les macrocycles (ex. : 12 semaines), les mésocycles (ex. : 4 semaines), puis les microcycles (une semaine), jusqu’à l’entraînement lui-même, voire la série prescrite lors dudit entraînement.
Dans le fond, on découpe le plan en morceaux jusqu’à sa plus petite expression.
Ça vous fait penser à quoi en affaires ? À un plan stratégique, non ?
En affaires, comme en coaching, j’ai vite réalisé qu’il était souvent futile de dessiner des plans stratégiques ou d’entraînement trop longs (ex. : un plan quadriennal), puisqu’il y a tellement d’impondérables en cours de route que l’on finit par passer son temps à les modifier.
Désormais, je rédige une liste d’objectifs à moyen et long terme, avec les grandes étapes pour y arriver (notamment pour prévoir les ressources à venir), puis je bâtis un plan annuel détaillé.
De toute façon, un plan ne devrait jamais être rigide. C’est une roadmap. C’est notre capacité à adapter son exécution selon les besoins du moment (ex. : une blessure ou la perte d’un gros contrat en affaires) qui sera le véritable gage de succès.
2. Mesurer les efforts
Pour chacune des périodes du plan, on définit des objectifs précis à atteindre.
Ces unités de mesure nous permettent de valider si nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs ou s’il faut corriger le tir.
C’est exactement le même principe que l’utilisation d’un KPI en affaires.
Ces indicateurs sont essentiels à la réalisation d’un plan stratégique ou d’un plan d’entraînement (voir le point no 1).
Dans le fond, courir 10 km en 30 minutes ou atteindre 10 % de BAIIA, ce sont simplement des repères de performance qui nous permettent d’évaluer où nous nous situons dans le plan et d’ajouter celui-ci au besoin.
3. Faire les choses différemment
Quand on entraîne des athlètes internationaux, on constate rapidement qu’ils font partie d’un très petit groupe d’individus qui sont TOUS capables de produire des performances uniques.
Le défi, c’est que pour se démarquer et la marge est très mince quand tout le monde est aussi bon !
Pensez aux coureurs de la finale du 100 mètres lors d’une compétition internationale : on parle parfois de centièmes de seconde entre l’or et l’argent.
Ce qui rend la tâche encore plus complexe, c’est qu’à ce niveau, tout le monde fait sensiblement les mêmes choses en matière de périodisation et d’entraînement. La vraie différence se joue souvent dans le fameux 1 % qui change tout.
Le parallèle est très similaire en affaires.
Prenons deux entreprises issues de la même industrie et de taille comparable qui cherchent à se démarquer pour gagner une plus grande part de marché. Celle qui réussira à se distinguer avec une campagne marketing originale sur les médias sociaux, un produit innovant ou une chaîne de production optimisée permettant une livraison plus rapide sera souvent celle qui remportera la course.
Cette approche est très exigeante, autant pour un coach que pour un entrepreneur, puisqu’elle impose une pression constante pour sur performer la compétition.
Mais that’s the name of the game.
Bien entendu, je pourrais citer plusieurs autres exemples pour illustrer mon point. Mais si je peux me permettre une petite suggestion aux entrepreneurs interpellés par cet article : n’hésitez pas à aller prendre un café avec un coach dans votre entourage.
Vous pourriez être surpris des synergies possibles entre ces deux univers.
Et si le sport de haut niveau pouvait aussi inspirer votre organisation ?
Depuis plus de 30 ans, j’accompagne des athlètes de haut niveau dans leur quête de performance. Au fil de mon parcours, j’ai aussi développé plusieurs projets entrepreneuriaux, ce qui m’a permis de constater à quel point les principes du sport de haut niveau peuvent s’appliquer au monde des affaires.
Planification stratégique, mesure de la performance, recherche constante d’amélioration : ces méthodes utilisées par les entraîneurs sportifs peuvent aussi aider les entrepreneurs, les gestionnaires et les équipes à atteindre un niveau de performance supérieur.
C’est précisément le thème de ma conférence « S’inspirer du sport de haut niveau pour réussir en affaires », dans laquelle je partage des parallèles concrets entre l’entraînement d’athlètes internationaux et les défis que vivent les organisations aujourd’hui.
Pour toute demande de conférence CONTactez Formax
Jade Gervais
jgervais@formax.ca
www.formax.ca