4 conseils pour la gestion du camp d’entraînement des fêtes d’un jeune athlète

J’ai organisé plusieurs camps des fêtes durant ma carrière d’entraîneur.  C’est un moment que j’appréciais tout particulièrement lorsque j’entraînais des jeunes athlètes, parce que c'était l’occasion de leur faire expérimenter, pour une brève période, le régime annuel d’un pro (eat, train, sleep, train again, repeat).

C’était aussi une opportunité pour eux de faire d’importants apprentissages, comme celui de la gestion du camp.  Comme la période des fêtes est un peu atypique en matière d’horaire, il est primordial d’adresser les 4 composantes ci-bas, question de profiter pleinement des bénéfices dudit camp d'entraînement :

  1. La nutrition. Ça, c'est le « gaz » de votre athlète. Ça joue énormément sur la performance des sessions, mais aussi sur la récupération.   La quantité et la qualité des aliments durant cette période est très importante pour permettre au jeune de récupérer entre les sessions. Les fêtes étant un moment festif de l’année où l’on se permet quelques petits excès de nourriture, comme l’excellente tarte au sucre de ma tante , sont permis aux athlètes aussi.  Il suffit de trouver le bon équilibre.  Ça doit tout de même rester un moment plaisant de l’année.
  2. La récupération.  Outre la nutrition, la récupération passe inévitablement par le repos !  C’est à mon avis l’une des composantes les plus importantes de l’entraînement.  Si tu n’arrives pas à récupérer adéquatement, tu finiras par t’enliser dans un cercle vicieux de fatigue.  Les horaires atypiques des fêtes (et les partys) peuvent nuire au patron de sommeil de l’athlète (surtout ceux qui ont généralement plus de difficulté à dormir). Si c’est possible, il faudrait éviter de se coucher trop tard et de briser sa routine de sommeil.  Comme parent, il est essentiel d’être sélectif quant au choix des partys de famille.  Il faudrait idéalement en faire le moins possible.
  3. Pas plus de sport. C’est probablement le seul moment que vous aurez pour faire du ski en famille, mais un jeune qui s’entraîne 5 h par jour ne devrait pas ajouter d’activité à ses journées de repos.  Privilégiez les activités en famille.
  4. Évitez les longues périodes au soleil.  Si votre jeune s’entraîne dans le sud cette année, il lui faudra éviter les longues périodes à la plage à rôtir comme une dinde au soleil ! Ça l’épuisera plus qu’autre chose.  Je sais, c'est un peu contrintuitif d’aller au soleil… pour éviter la plage, mais comme il s’entraîne déjà à l’extérieur, cette surexposition ne lui permettra pas une récupération optimale.  Lorsque j’organisais des camps au chaud l’hiver, je planifiais toujours mes « congés » à la plage avec mes jeunes, lors des journées de récupération. Ça leur permettait de se relaxer un brin sans nuire à leur entraînement (« moment » = période définie de la journée).

Comme parent, j’avoue que ce n’est pas évident d’avoir un jeune qui s’entraîne durant cette période.  J’ai fréquemment eu des demandes de mes athlètes pour organiser un entraînement à Noël (oui, oui, le 25 décembre !) ou le 1ᵉʳ de l’année.  Pour eux, c’est une activité qui leur procure du plaisir !

Le vrai sacrifice, c'est un peu nous qui le faisons comme parents, mais lorsque notre jeune est engagé dans son sport et qu’il est heureux, est-ce réellement un sacrifice ?

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