Choisir de devenir un entrepreneur
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Se lancer en affaires, c'est tout un sport, un vrai « hussle » de tous les jours. Outre tout le semblant de glamour qui vient avec la profession, il faut vraiment savoir pourquoi on décide d’adopter ce style de vie de fou…mais oh combien riche en émotions ! Il faut aussi comprendre ce qui nous attend dans le détour avec ce style de vie souvent effréné.
Pour ma part, quand je me suis lancé il y a plus de 25 ans de cela, ce n’était pas très populaire encore d’être un entrepreneur. Par contre, c’était réellement une décision prise en pleine connaissance de cause.
Le boss, c'est moi !
Je suis devenu entrepreneur parce que j’ai réalisé très tôt dans ma vie (17 ans) que j’avais un problème avec l’autorité… Je suspectais déjà à cette époque (école secondaire) que je passerais une bonne partie de ma carrière à me faire mettre à la porte. Je ne m’en suis jamais caché et c’est tout à fait assumé ! Je n’ai pas eu beaucoup de patrons dans ma carrière. Cela dit, l’un d’eux, Pierre Lafontaine aura eu un impact majeur dans ma carrière d’entraîneur à mes débuts, ainsi que celle d’entrepreneur, parce qu’il y a tellement de transfert d’acquis dans ces deux métiers (entraîneur et entrepreneur).
Fort probablement que j’ai été influencé par mes parents, eux aussi entrepreneurs en restauration. Je savais pertinemment les sacrifices qui m’attendaient en cours de route. Je savais exactement en quoi consistait ce style de vie, c'est-à-dire : des heures de fou, du stress, de gros défis, etc.
Heureusement, je n’étais pas seul au monde.
J’ai toujours voulu être maître de mes décisions et être le seul responsable de ces dernières. Malgré tout, j’ai été très choyé de pouvoir compter sur mon meilleur ami Enrico pour bâtir 2 de mes entreprises. Mais cette relation unique (c’est un peu comme mon frère) a aussi fait en sorte que je me sois toujours senti redevable et responsable envers lui et vice versa. Si nous nous étions plantés, ce sont nos familles respectives qui auraient aussi subi cet échec !
Comme j’ai pratiqué 2 professions en parallèle toutes ces années qui possèdent plusieurs points en commun, je savais que je choisissais un style de vie et que celui-ci me convenait parfaitement. J’ai aussi été privilégié de pouvoir compter sur ma femme et ma fille, qui, malgré toutes mes absences, ont été très compréhensives et patientes envers mon train de vie de fou !
Mon constat, maintenant que j’ai 52 ans, c’est que je peux confirmer que j’avais raison de croire que j’aurais été un piètre employé et que j’ai fait le bon choix de carrière !