Comment s’inspirer des équipes sportives pour bâtir vos équipes de travail

Comment s’inspirer des équipes sportives pour bâtir vos équipes de travail

Full disclosure ici : j’ai entraîné des athlètes qui pratiquaient des sports individuels tout au long de ma carrière, donc mes connaissances en matière d’équipes sportives sont plus limitées.

Cela dit, j’ai eu la chance et le privilège de côtoyer plusieurs entraîneurs qui étaient passés maîtres dans l’art de bâtir leurs équipes, d’en tirer le maximum et ainsi de réussir à exceller au plus haut niveau dans leurs sports respectifs.

Avec le temps, j’en suis venu à réaliser que ça m’avait fortement inspiré dans ma façon de bâtir mes équipes de marketing au sein de mes entreprises.

J’ai surtout réalisé que faire le bon choix d’individu dans son équipe était un vrai game changer quand venait le temps de relever des défis de taille, par exemple développer une marque ou vendre un produit en ligne.

5 astuces pour vous aider à bâtir une équipe de travail performante

Pour bâtir une équipe de travail performante, il faut savoir choisir des individus dont les compétences et les soft skills se complètent, plutôt que de simplement additionner les meilleurs CV. Il faut aussi trouver le bon équilibre entre les personnalités qui composent votre team et il faut aussi essayer de favoriser le transfert d’expérience entre les juniors et les seniors, tout en sachant identifier les leaders capables de faire avancer le groupe dans l’adversité (parce qu’en affaires, l’adversité, c’est notre quotidien)...bref, pas une simple tâche disons !

Ainsi, si vous cherchez, vous aussi, à bâtir ou à optimiser vos propres équipes, je vous propose 5 astuces qui pourraient vous aider à sélectionner les meilleurs candidats pour compléter la vôtre.

1. Tout le monde peut apprendre une habileté technique, mais pour les soft skills, c’est tout autre chose

Lorsque vient le temps de choisir un nouveau candidat, je survole à peine son CV. À vrai dire, je me fie plutôt à son profil LinkedIn… parce que qui oserait mentir aux yeux et au su de tous?

Mon rationnel est le suivant : si ledit candidat a appliqué pour le poste, c’est qu’il juge qu’il est capable de rencontrer les attentes du poste. Et de toute manière, avec quelques questions bien simples, on saura rapidement si tel est le cas.

Par contre, je m’assure de faire l’entrevue en compagnie de ma garde rapprochée, question de valider si celui-ci complétera les forces et les faiblesses des autres membres de l’équipe par ses soft skills (on n’a pas tous la même lecture d’une entrevue, d’où l’importance de ne pas être seul, selon moi).

Et c’est là que ça devient intéressant.

Parce qu’une personne peut parfaitement maîtriser son rôle sur papier et être malgré tout un mauvais choix pour une équipe.

Il en est de même pour les grandes équipes sportives. Prenons l’exemple d’un grand buteur au soccer. Ce n’est pas parce qu’il est capable de réaliser des exploits individuellement qu’il saura nécessairement le faire s’il n’est pas en mesure de travailler avec ses coéquipiers.

S’il est « selfish », il est fort à parier que ses coéquipiers finiront par hésiter à lui passer le ballon au moment opportun pour lui permettre de « scorer ».

Dans un tel cas, c’est toute l’équipe qui écopera.

2. Une équipe est aussi forte que le maillon le plus faible d’une chaîne

Pour faire un peu de pouce sur le point 1, un candidat qui ne possède pas les soft skills requis et qui tire l’équipe vers le bas par son manque d’engagement ralentira l’ensemble des individus qui la forment (d’où mon expression préférée : « avoir le cordon du cœur qui traîne dans la m**de! »).

Prenez l’exemple d’une équipe cycliste. Si le coureur le plus faible n’est jamais en mesure de prendre son relais quand vient son tour d’aller à l’avant pour donner un répit à ses coéquipiers, c’est toute l’équipe qui écopera en prenant des relais plus longs.

Et très vite, la performance collective est mise en péril : ils dépenseront trop d’énergie inutilement.

C’est exactement la même chose dans une entreprise.

Un individu peut être très bon dans son rôle, mais si son comportement, son attitude ou son incapacité à collaborer oblige constamment les autres à compenser, l’équipe finit par payer la facture.

3. Le réel défi, c’est de faire coexister et collaborer les personnalités opposées

Ainsi, si on veut que la colle tienne et que personne, il est important de s’assurer que les candidats sélectionnés pour votre équipe possèdent des personnalités qui se complètent.

Trop de leaders dans votre équipe et les conflits se multiplieront : tout le monde veut avoir le dernier mot.

Trop de « yes men » ou de « yes women » et rien n’avance ou, encore pire, rien d’innovant ne se produit.

Ou, encore pire, vous ne serez jamais challengé (FYI, un bon dirigeant se doit d’accepter d’être challengé, c’est très sain comme dynamique d’équipe, tant que c’est fait dans le respect et pour le bien collectif).

Et ça, c’est dangereux quand vient le temps de prendre des décisions importantes pour votre entreprise.

Tout comme dans une équipe sportive, chaque personnalité joue un rôle au sein du collectif.

Certains sont des leaders silencieux : leurs actions motivent les autres.

D’autres sont de vrais cheerleaders, ce qui est parfois nécessaire pour motiver les troupes.

D’autres sont simplement des leaders performants : leur jeu sur le terrain est assez pour garder l’équipe engagée.

Le défi n’est donc pas de réunir cinq personnes qui pensent exactement de la même façon, c’est plutôt de trouver des individus capables de jouer ensemble malgré leurs différences.

4. Trouver le bon ratio de candidats juniors vs seniors

Toutes les bonnes équipes sportives qui excellent au plus haut niveau comptent sur un parfait équilibre entre des joueurs d’expérience, qui sauront transmettre leur savoir aux plus jeunes du groupe.

Il en est de même, selon moi, lorsqu’on construit des équipes de travail.

Si jamais le sujet vous intéresse, j’ai rédigé un billet de blogue sur le sujet où je fais référence à la marque employeur et à l’attraction des talents.

Le transfert de connaissances est essentiel afin d’assurer la pérennité d’une organisation.

Le leadership des candidats, ou des athlètes les plus seniors, joue un rôle crucial dans le succès du groupe.

Et ce transfert ne se fait pas uniquement dans une salle de réunion ou lors d’une formation, il se fait dans le feu de l'action.

Dans la façon dont un senior réagit lorsqu’un problème survient. Dans la façon dont il prend une décision. Dans la façon dont il gère une erreur.

C’est là que les plus jeunes apprennent réellement.

5. Trouver le bon leader

Ça, c’est réellement pas évident à trouver.

Plus souvent qu’autrement, on pense avoir trouvé LE joueur qui saura transporter l’équipe vers les plus hauts sommets…

Puis, lorsqu’il est confronté à l’adversité, « la chaîne débarque » et plus rien ne va.

Perso, je préfère prendre le temps de cibler le meilleur leader parmi les membres de mes équipes et de valider qui possède les aptitudes de leader naturel afin de lui offrir l’encadrement et l’accompagnement nécessaires pour qu’il se développe au sein de la compagnie.

Dans une entreprise, c’est selon moi la façon la plus efficace de « groomer » son leader ou même sa relève.

Le sport et l’entreprise : même logique, terrain différent

Je pourrais facilement citer 10 autres astuces du genre, mais à mon avis, ces cinq-là sont parmi les plus faciles à mettre en place rapidement afin d’en tirer des bénéfices rapides.

Et surtout, elles rappellent une chose que j’ai souvent constatée autant dans le sport que dans mes entreprises :

La performance d’une équipe ne dépend pas uniquement de la qualité de chacun de ses joueurs, mais de leur capacité à collaborer ensemble.

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