Le bonheur est-il un pilier important de la performance?
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Cette phrase s’applique autant en affaires que dans le sport. D’ailleurs, j’ai toujours répété à mes athlètes de haut niveau : « A happy athlete is a fast athlete. » Et je crois foncièrement que c’est vrai, pour l’avoir validé auprès de nombreux champions au fil des ans.
Cela dit, si on transpose le concept au monde des affaires, je réalise que ça s’applique aussi à nos employés. Le bonheur est-il aussi un facteur de performance pour eux? Selon moi, oui. Si vous construisez un environnement où les gens se sentent bien, respectés et soutenus, vous créez des conditions favorables à leur engagement et à leur performance. Et, du coup, vous augmentez les chances qu’ils puissent contribuer pleinement à l’atteinte de vos objectifs d’affaires.
Comment favoriser le bonheur et la performance au travail?
Pour favoriser le bonheur et la performance au travail (comme dans le sport), un leader doit créer le terrain de jeu pour que ses employés (ou ses joueurs) puissent exprimer leurs talents. Concrètement, cela signifie offrir un environnement sain où les employés peuvent exprimer leurs opinions, bénéficier d’un encadrement adapté, apprendre de collègues expérimentés, être respectés dans leurs différences et se sentir considérés. Ces cinq incontournables, décrits ci-dessous, m’ont été inspirés par mon parcours en coaching sportif et contribuent, à mon avis, à créer des conditions propices à l’épanouissement des personnes et à la performance collective.
1. Offrir un safe space
C’est un peu cliché, j’en conviens. Mais selon moi, le plus important pour un leader, c’est d’offrir un environnement sain (un safe space) où TOUS les employés se sentent à l’aise d’exprimer leurs opinions et leurs insatisfactions. Ils doivent aussi pouvoir être challengés, à condition que ça se fasse dans le respect.
Cette prémisse s’applique aussi au leader. Il doit lui-même être capable de se faire challenger par sa garde rapprochée lorsque c’est nécessaire. Ça ne veut pas dire que tout le monde décide de tout ou que la hiérarchie disparaît. Dans une équipe sportive, par exemple, le rôle de l’entraîneur-chef reste distinct de celui de ses assistants et des capitaines. Le chain of command demeure important. L’idée, c’est de pouvoir se dire les vraies choses sans que ça vire au n’importe quoi!
2. Le bonheur passe par un encadrement et un support adaptés
Je le répète très souvent : si vous désirez que vos employés excellent, vous devez leur offrir le support et les ressources nécessaires pour qu’ils puissent accomplir leurs tâches de façon optimale.
Demander à un employé d’être un couteau suisse en lui faisant accomplir le travail de trois professionnels, c’est une recette parfaite pour avoir un gros roulement de personnel. Le couteau suisse, c’est le lot de l’entrepreneur et c’est une réalité de toute start-up. Mais est-ce vraiment une bonne idée d’imposer cette réalité à tous vos employés?
Il est aussi impératif de fournir les bons outils à son personnel. Par exemple, un designer ou un développeur doit disposer d’un ordinateur suffisamment performant et des outils essentiels pour bien exécuter son travail. Sinon, il passera une bonne partie de son temps frustré de ne pas pouvoir bien faire son travail, parce qu’il perd un temps fou à régler des problèmes techniques.
Difficile de parler de performance quand les conditions de base ne sont même pas réunies!
3. Permettre aux employés plus juniors d’apprendre des plus seniors
J’ai déjà écrit sur le sujet. Fondamentalement, un professionnel qui peut compter sur des collègues plus expérimentés pour bien saisir les rouages de son poste et, surtout, avoir des personnes de référence, voit son stress diminuer et sa courbe d’apprentissage s’accélérer.
Sans compter que c’est hyper valorisant pour vos candidats plus expérimentés. Un win-win, disons-le, si c’est bien fait, sans compter que ça bâtit l’esprit d’équipe.
4. Respecter les différences
C’est un art de savoir bâtir une équipe de travail en combinant des personnalités complémentaires. Ce principe est fortement inspiré des équipes sportives.
Cela dit, il faut savoir « lire la salle ». Si la chimie opère et que tout le monde est heureux, il faut savoir maintenir cet équilibre. Et si vous désirez instaurer quelque chose de nouveau, il faut vous assurer que ça ne nuira pas à cette chimie.
Par exemple, si vous organisez un brainstorming collectif et que plusieurs membres de votre équipe sont plus introvertis, le format peut créer davantage d’anxiété que de collaboration, surtout si tout le monde doit improviser ses idées devant le groupe. Vous risquez de passer à côté de contributions intéressantes, simplement parce que vous n’avez pas choisi la bonne façon de faire participer les gens.
5. Les petites attentions font de grandes différences
J’aime l’expression the devil is in the details. Elle traduit bien l’importance de porter une attention particulière à chacun de vos employés.
L’idée, c’est de prendre le temps de mieux les connaître. Quelles sont leurs passions? Leurs champs d’intérêt?
Les traditionnelles beignes du matin, c’est bien, mais ce n’est jamais aussi marquant que de prendre le temps d’acheter un petit cahier de notes à l’effigie du film de chacun de vos employés. Ça montre que vous avez pris le temps de connaître la personne derrière l’employé.
Et si je peux me permettre une analogie sportive ici, les bons coachs mettent toujours de l’avant la personne avant l’athlète. C’est aussi ça, pour moi, a happy athlete is a fast athlete!
(1) Ces incontournables m’ont été inspirés par mon parcours d’entraîneur.
FAQ
Comment favoriser le bonheur des employés au travail?
En créant un environnement sain, en offrant un encadrement adapté, en facilitant le partage d’expérience, en respectant les différences et en reconnaissant les personnes.
Le bonheur des employés influence-t-il la performance d’une entreprise?
Des conditions de travail favorables au bien-être peuvent soutenir l’engagement, la collaboration et la performance. Elles ne garantissent toutefois pas, à elles seules, les résultats d’affaires.
Quel est le rôle d’un leader dans le bonheur de son équipe?
Le leader doit créer les conditions qui permettent aux employés de bien faire leur travail, d’exprimer leurs idées, de développer leurs compétences et de se sentir respectés.